REUNION DE LA BCE POINT SUR L’ECONOMIE EUROPEENNE & PROJECTION BOURSIERE

Le 28 juillet 2021

Ce qui résulte de la réunion politique monétaire du 22 juillet de la BCE :

Au cours de la réunion politique monétaire de ce 22 juillet, la Banque Centrale Européenne s’est engagée au maintient des taux bas sur une période prolongée, et à soutenir l’économie de la zone euro jusqu’à une stabilisation durable de l’inflation à 2%. Dans le contexte que nous traversons actuellement face à la crise sanitaire, cet objectif parait toutefois inatteignable.

Selon Christine Lagarde, Présidente de la BCE, la rapide propagation du variant Delta ferait courir un risque à la reprise économique qui s’est amorcée dans la zone euro, elle a ainsi évoqué « une source croissante d’incertitude ».

Face à notre questionnement de la semaine dernière concernant le PEPP (Pandemic Emergency Purchase Programme), un éclaircissement à été apporté. En effet, l’enveloppe de 1,850 milliards d’euros allouée aux achats de titres concernant le PEPP n’est pas modifié et la BCE le maintiendra jusqu’à ce qu’elle juge que la crise lié au Covid est terminée, on sait déjà qu’il en est question au moins jusqu’à fin mars 2022.

Voyons maintenant ensemble, l’objectif d’inflation symétrique. En adéquation avec son objectif d’inflation symétrique à 2% et conformément à sa stratégie de politique monétaire, les taux d’intérêts directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels voire à des niveaux inférieurs.

Les prévisions :

La BCE prévoit une inflation à 1,9% pour cette année, 1,5% pour 2022 et enfin 1,4% pour 2023.

Nous pouvons en conclure que la BCE va laisser sa barque naviguer jusqu’à son point d’encrage des 2% attendu avant d’envisager de nouvelles mesures. Pour ce qui est du PEPP et comme aucun changement n’est survenu pour l’heure, tout laisse à penser qu’une discussion sera amenée lors de la prochaine réunion qui se tiendra en septembre prochain. Cela sera avec une attention toute particulière que nous la suivrons le moment venu.

Un point sur les dettes publiques européennes qui atteignent des records :

Selon les chiffres qui sont ressortis ce 22 juillet dernier, à la fin du premier trimestre de cette année, la zone euro a vue sa dette publique dépasser, pour la première fois de son histoire, la barre des 100% faisant un pic à 100,5% du produit intérieur brutCes hausses sont le fruit de la récession déclenchée par la crise sanitaire. Au cours de cette dernière, des mesures d’urgence et de relance ont été menées, sans mettre des côté le tassement des recettes, tous ces paramètres n’ont fait que renforcer un peu plus les déficits publics.

Ce qu’il faut savoir : bien que les prévisions soient plus complexes à mener en raison de l’évolution imprévisible du Covid-19, le gouvernement s’autorise une estimation du déficit pour l’ensemble de l’année 2021 aux alentours de 9%, contre un déficit atteignant les 9,2% du PIB pour l’année 2020. Pour ce qui est de la dette publique, on pourrait la voir légèrement baisser pour venir tourner autour des 117,2% du PIB.

Il faut cependant savoir relativiser ces informations et ne pas se projeter fatalement dans un scénarii catastrophe. Cette hausse est certes très importante, mais rien de comparable à celle que nous avons connu en 2008 après la crise financière.

Croissance américaine et projection boursière :

Le pic de la croissance économique franchi, nous attendons maintenant une très probable perte de dynamisme. Après un retour de l’inflation, les économistes s’accordent à dire qu’ils redoutent un ralentissement, et prévoient des bourses qui se montreraient plus volatiles.

La reprise conjoncturelle a été si forte, emboitant le pas des campagnes de vaccination et de la réouverture des économies, que les marchés financiers ont craint une surchauffe avec un retour pérenne de l’inflation. Bien que les banques centrales aient démontré que la hausse des prix appartenait au domaine du temporaire, d’autres craintes planent. Les rendements obligataires américains étant le miroir des économies, nous pouvons nous appuyer sur leur actuelle baisse pour envisager que les bourses ne suivent le même chemin au cours des mois à venir.

Quelles conséquences pour nous investisseurs ?

Attention, quoi que l’on en dise, la croissance économique reste forte.

Aujourd’hui c’est non seulement l’économie américaine qui franchi le pic de la croissance mais également l’ensemble des pays industrialisés.

Sous l’effet des hausses de bénéfices, nous pouvons nous attendre à une légère progression des indices. Notons que la transition d’une forte reprise face à une croissance modérée devrait nettement profiter aux actions dites défensives.

Pour conclure avec vous, UBS (société de services financiers) s’attend à observer une volatilité accrue des actions dans les mois à venir. La croissance économique attendue, couplée à une hausse des bénéfices des entreprises devrait plutôt avoir un effet rassurant sur l’ensemble des investisseurs. Toutefois, il ne sera pas chose aisée, toujours selon UBS, de réussir des prévisions proche de la certitude sur les préférences sectorielles à privilégier à court terme.

Mais les annonces ne sont clairement pas finies, en outre, nous aurons en fin de mois la réunion du FOMC (Federal Open Market Committee), nous aurons un premier aperçu de PIB du deuxième trimestre des Etats-Unis, mais aussi une visibilité sur la décision de la Fed face aux taux d’intérêts et bien d’autres points économiques seront également à surveiller.

Wealth A7, toujours à vos côtés pour donner vie à vos envies.

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Article par : Noémie MARZLOFF

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